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2e jour

 

Une deuxième journée placée sous le signe de la découverte de petits films indépendants de genre qui ont pour eux d'être réussis. Tout d'abord un film de SF américain sans effets de manche, Time Lapse et une comédie d'épouvante venue du pays de Peter Jackson, Housebound. Deux 1er films intéressants sur la forme et le fond.

 

 

TIME LAPSE – 2014 – USA – Bradley King

 

Pitch : Trois amis découvrent une machine photographique spectaculaire capable de prendre des clichés du lendemain.

 

Time lapse est un petit film de SF tourné comme un indé qu'on pourrait rapprocher de Primer de Shane Carruth pour le côté minimaliste et aussi de Timecrimes de Nacho Vigalondo pour l'expérience de voyage dans le temps filmé avec un nombre réduit d'acteurs et peu de moyens.

Toutes ces références, auxquelles il faut apparemment ajouter le Fenêtre sur cour d'Hitchcock, pour un film qui est surtout une histoire d'amour et d'amitié entre trois personnages. Un triangle amoureux perturbé par une machine braquée sur le salon des héros (ils occupent une sorte de loges de gardiens et d'entretiens d'une résidence) et capable de prévoir l'avenir grâce à des polaroïds sortant automatiquement et à heure régulière une fois par jour.

Avec la découverte de la machine, le film commence comme une enquête sur les origines de l'engin et de son créateur. Finalement, ce qui est important pour ces jeunes sans argent est comment ils vont pouvoir utiliser cet appareil-photo améliorié à de meilleures fins, notamment Jasper qui fait des paris sur des courses de lévriers. Le film bascule alors dans le polar et le règlement de comptes entre amis où tout les contentieux enfouis ressortiront alors, en faisant intervenir le bookmaker de Jasper et son homme de main.

Si Time lapse est réussi c'est surtout parce qu'il ne cherche pas à frayer avec des productions actuelles beaucoup plus friquées de science-fiction. A l'inverse, le scénario assez simple s'évertue à nous faire croire à ces distorsions du temps sans effets spéciaux, juste en exploitant au maximum les possibilités des lieux (quasiment 3 lieux en tout et pour tout) et les quelques acteurs principaux dont Cottie (Danielle Panabaker) qui au passage ressemble véritablement à Heather Graham. Des espaces réduits où chaque plan semble étudié à l'image des photographies du futur.

Au final, Time lapse est un petit film de SF intelligent et réussi malgré son minimalisme et son faible budget.

 

Note : 4 / 6

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Commentaires: 4
  • #1

    Rigs Mordo (jeudi, 20 novembre 2014 15:49)

    Pourquoi pas, le synopsis semble promettre un truc chouette, et vu que tu confirmes! Et puis voir des petits budgets se débrouiller est toujours intéressant!

  • #2

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 00:26)

    C'est vrai que ces films écument les festivals et remplissent bien leur contrat malgré des budgets certainement riquiquis...

  • #3

    ingloriuscritik (vendredi, 21 novembre 2014 17:50)

    au départ pas tenté par le picth , n'étant pas très porté SF ...Mais le coté "film qui se la joue modeste" , et l'allusion que tu fais au surprenant Timecrimes suffisent de me convaincre de le regarder le jour ou je tomberai dessus .
    merci

  • #4

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 18:08)

    Le problème est de juste pouvoir trouver ce petit film très modeste qui ne pète pas plus haut que son sujet. C'est déjà pas si mal...

 

HOUSEBOUND – 2014 – Nouvelle-Zélande – Gerard Johnstone

 

Pitch : Une cambrioleuse à la petite semaine est assignée au domicile parental pour purger sa peine. Mais cette demeure en apparence tranquille se révèle habitée par un (des ?) curieux invité(s)...

 

Il n'est pas rare de voir des comédies fantastiques, mais rares sont celles qui sont abouties (par exemple tous les films des frères Wayans) comme ce Housebound montrant au passage qu'il n'y a pas que des hobbits et des gobelins sur les terres australes.

Housebound est donc un film qui pioche à la fois dans la comédie, l'épouvante et les maisons hantées. Un attelage qui tient bien la route porté par une énergie communicative dès la scène d'ouverture où des pieds-nickelés tentent de voler un distributeur automatique d'argent. Une entame à l'image du film, où le réalisateur joue sur les relations conflictuelles entre la mère et sa fille Dennis (Cameron Rhodes), obligée de rester à demeure. Une maison qui d'ailleurs semble abriter des entités surnaturelles.

Dans cette 1ère moitié du métrage, on est très clairement dans le film de maisons hantées. La force du film est de parvenir à surprendre le spectateur en respectant les codes du genre, tout en gardant une fraîcheur et un humour permanent, grâce aussi à une pléthore de seconds rôles aux caractéristiques exacerbés comme l'agent de probité, le surveillant de Dennis adepte des sciences occultes (il a trop vu Paranormal activity) et des flics pas très futés. On pourrait aussi reprocher le film des productions anglaises de Simon Pegg et Edward Wright.

Si le film patine un peu en son centre du fait du développement de l'enquête pour connaître les origines de la maison et de ses anciens habitants, Housebound reprend sa fibre comique et enlevé dans un dernier acte totalement hilarant. Le film se transforme alors en une sorte de home invasion qui fait très mal. Des scènes drôles doublées d'une violence sanglante et graphique bienvenues qui amènent le film vers les terres bien connues d'un Peter Jackson à ses débuts.

Housebound possède donc une énergie communicative transpirant en permanence de ses acteurs et de son scénario malin qui se termine en apothéose.

 

Note : 4+ / 6

 

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Commentaires: 6
  • #1

    Rigs Mordo (jeudi, 20 novembre 2014 15:51)

    Il me tente bien celui-ci! Franchement ça semble très sympa, il faudra que je le matte lorsqu'il sortira, humour et horreur je suis généralement client, en prime l'affiche est assez sympa je trouve! Merci pour la découverte, Rog'n Roll !

  • #2

    Dirty Max 666 (jeudi, 20 novembre 2014 15:53)

    Une comédie fantastique néo-zélandaise faisant revivre le Peter Jackson de "Fantômes contre fantômes", avec en plus un soupçon de Simon Pegg/Edgar Wright ? J'achète ! Merci pour cette alléchante avant-première, Roggy. Ça donne envie d'y être. En tout cas, passe un bon festoche !

  • #3

    ingloriuscritik (jeudi, 20 novembre 2014 16:57)

    un genre comme tu le soulignes très bien , de la "comédie fantastique" certes assez répandu mais ou la qualité est très rarement au rendez vous . Pour en avoir partagé les rares qui retiennent mon attention avec entre autres les chro de "shaun of the dead" et "zombieland" , et aujourd'hui parlé du quarantenaire "Frankenstein junior" , je signe pour ce HOUSEBAND ! car si ma liste n'était pas exhaustive , elle n'est pas non plus allongeable en KM de pellicules ... donc wait and see !

  • #4

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 00:28)

    A Rigs Mordo,
    Mais de rien mon ami ! le film est très sympa effectivement, surtout pour la fin juste jouissive et dantesque.

  • #5

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 00:30)

    A Dirty Max,
    Merci Pour ton agréable commentaire. Le film est un mélange de toutes ces influences pour notre plus grand bonheur. J'espère que tu pourras le visionner à un moment ou un autre.

  • #6

    laseancearoggy (vendredi, 21 novembre 2014 00:37)

    A Ingloriouscritik,
    Tous les films que tu cites sont de grosses productions en rapport de ce "Housebond" venant de contrées lointaines. Il est peut-être moins abouti que ces prestigieux exemples mais il se tient bien au final.