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VALHALLA

 

GENRE : Ragnarok attitude

REALISATEUR : Fenar Ahmad

ANNEE : 2019

PAYS : Danemark/Norvège/Suède/Islande

BUDGET : 34,300,000 DKK (couronnes danoises)

ACTEURS PRINCIPAUX : Roland Møller, Jakob Ulrik Lohmann, Patricia Schumann...

 

 

 

RESUME : Le monstrueux loup Fenrir menace l'équilibre du monde. Au Valhalla, le royaume des Dieux, Thor et Loki vont tenter d'empêcher la prophétie apocalyptique de se réaliser. Mais pour cela, ils vont devoir affronter le redoutable peuple des géants.

 

MON HUMBLE AVIS

Avec un titre comme Valhalla, une affiche aguicheuse et la promesse de croiser un loup géant sur les terres légendaires et battues par les vents du royaume des Dieux Scandinaves, le voyageur cinématographique avide d'aventures, de glaives et de magie ne pouvait que jeter un œil attentif sur cette production nordique. Malheureusement, le vœu de trinquer avec Odin sur les routes d'Asgard et de déambuler dans un château aux colonnes recouverte d’or s'évanouit bien à vite devant le spectacle proposé. En guise de palais, le chaland passera l'heure et demie dans une auberge de jeunesse mal chauffée aux murs décrépis et constituée de meubles de récupérations. Toi, Voyageur qui rêves d’accéder au Valhalla, poursuis donc ton chemin.

Pour son deuxième film, Fenar Ahmad (le polar Darkland) adapte une bande-dessinée danoise apparemment très célèbre dans le nord de l'Europe, au ton humoristique et à destination des enfants, créée par Peter Madsen. Débarrassé de l'humour de la BD, Valhalla se veut plutôt sérieux dans son approche du genre avec une première séquence que n'aurait pas renié Peter Jackson dans Le Seigneur des Anneaux avec cette petite maisonnée perdue dans la campagne au son d'une musique proche de celle qui présentait la communauté des Hobbits. Un couple de paysans et ses deux enfants Røskva et Tjalfe sont dérangés par les Dieux Loki et Thor qui ont décidé de faire une virée sur Terre et de venir dîner avec eux. Comme un Giscard de la grande époque, ils débarquent sans se faire inviter pour repartir le lendemain accompagnés des deux gosses devenus leurs serviteurs.

Dès cette première scène quelque peu ubuesque et torché à coup d'éclairs fendant le ciel, le spectateur comprend que le voyage sera long et rude. L'ennui pointe déjà le bout de son interminable queue alors que le film commence à peine. Mais le globe-trotter du tube cathodique en a vu d'autre et laisse la chance à cette troupe mal fagotée de rejoindre le royaume des Dieux tirés par deux boucs géants aux yeux de feux. Effectivement, la montée vers ce lieu magique est assez réussie visuellement, notamment à l’arrivée devant une immense porte barrant l'entrée de l'antre divine (LOTR n’est encore qu’à quelques encâblures). En revanche, passé cet obstacle, les protagonistes sont propulsés dans un studio de 20 m² sans emphase ni trompette où les Dieux nordiques sont assis autour d'une table Ikéa d'un ancien catalogue. Ils passent leur journée à picoler et s'insulter au grand dam des enfants et du spectateur qui attendait plutôt le vrombissement du gros marteau de Thor.

En guise de spectacle épique, il se contentera du magnifique loup Fenrir et de décors naturels grandioses. La récolte est bien maigre au milieu d'un scénario anémié entre la prophétie de l'enfant de lumière incarnée par la petite fille et la traque (pas bien méchante) du lupus géant menaçant de déclencher le Ragnarok. Bref, le réalisateur ne capitalise pas sur ces idées et multiplie les dialogues et les situations banales sans raconter une histoire solide. A l'image des acteurs, tel que le fameux Thor (Roland Moller, Skycraper) et Loki (Dulfi Al-Jabouri), tous deux peu crédibles et cabotins dans leurs rôles respectifs. Quant au redoutable peuple des géants revendiqués dans le résumé officiel, il ressemble à des nains mélangés à des gobelins avec dents proéminentes et sont présentés comme des sauvageons sales et méchants.

Finalement, Valhalla s’apparente à un conte pour enfants avec des divinités avinés et beuglantes proches de la figure de l'ogre. Soyons magnanime, le budget est à l'image du résultat, cheap et pas méchant, soit après conversion un budget d'un peu plus de 450 000 €. Ce qui n’explique pas totalement cet ennui profond enserrant le film et l’indigence d’un script jamais à la hauteur des enjeux annoncés. Retour sur Terre.

 

2,5/6

 

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