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CHOPPING MALL

 

GENRE : Thank you, have a nice day !

REALISATEUR : Jim Wynorski

ANNEE : 1986

PAYS : USA

BUDGET : 800 000 $

ACTEURS PRINCIPAUX : Kelli Maroney, Tony O'Dell, Russell Todd…

 

RESUME : Un centre commercial vient de s'équiper d'un système de sécurité ultramoderne : trois robots programmés pour parcourir la nuit venue les trois étages du centre et neutraliser d'éventuels malfaiteurs. Mais à la suite d'un orage, les robots deviennent incontrôlables et se mettent à agresser le personnel, ainsi qu'un groupe de huit adolescents travaillant dans le centre et qui ont décidé de rester après la fermeture pour s'offrir une nuit de fête...

 

MON HUMBLE AVIS

Cela faisait un moment que je rêvais de visionner ce fameux Chopping Mall de Jim Wynorski après avoir maté la bande-annonce et lu la chronique du film dans l’antre de mon ami Rigs. Car l’objet se fait rare, a priori sorti uniquement en VHS en version française et disponible en Blu-ray américain. Difficile à trouver donc et l’opportunité s’est présentée dans le cadre de la thématique intitulée « Ça va faire MALL », Le cinéma des grandes surfaces : utopie et destruction au Forum des Images à Paris. Impossible de louper le coche même si un incendie dans les étages supérieurs a failli gâcher la fête, et à repousser la séance de 20 minutes avec encore des odeurs de fumée dans la salle. Un comble quand on sait que le lieu qui accueille L’Etrange Festival est justement situé au cœur d’un immense centre commercial. Et au vu du résultat, cela aurait vraiment été la guigne de rater un des meilleurs longs-métrages de big Jim.

Les amateurs de séries B connaissent forcément Jim Wynorski, réalisateur à la carrière pléthorique avec des titres comme Deathstalker II, Le Vampire de L’Espace, Ghoulies IV ou encore le fantasque Sorceress. Le style de gars à fréquenter l’écurie de Roger Corman, et c’est d’ailleurs sa femme Julie Corman qui produit ici le deuxième film de Wynorski après The Lost Empire. Bingo avec cet actionner au pitch très simple, des robots gardiens d’un centre commercial prennent leur autonomie après un orage et déciment les malheureux encore à l’intérieur. Rien d’exceptionnel mais un prétexte à dézinguer du jeune con fornicateur avec générosité dans une ambiance à la Robocop si on se réfère à la séquence introductive présentant nos trois robots militaires par le biais d’une publicité, sous les regards circonspects et comiques de l’assistance. Avec leur look de tank et de daleks combinés pour les crochets en guise de bras, ils sont une révolution technologique, capables de balancer un déluge de rayons-laser digne de Starcrash.

Certes, le film baigne dans une atmosphère typique des années 80, les jeunes hommes n’ont qu’une envie, soulever la jupe de leurs copines pas farouches pour un sou et toujours prêtes à montrer leur poitrine face caméra, accompagnés de dialogues à la fois naïfs et grotesques. Vite caractérisés, nos héros aux hormones en folie sont alors confrontés à la révolte des boîtes de conserve montées sur roulettes dont le seul objectif est de sécuriser les lieux en massacrant les intrus et les visiteurs sans badge. Une bonne partie du casting est donc zigouillé par différentes techniques, électrocution, arrachage de gorges ou rayons de la mort dont une malencontreuse explosion de tête avec des SFX bien sanglants et forcément réjouissants. Le tout sous les oraisons d’une musique de synthétiseur avec un thème musical récurrent qu’on n’oublie pas composé par Chuck Cirino, et une phrase sentencieuse balancées par les robots après chaque meurtre : « Thank you, have a nice day ! ».

Si le cahier des charges semble globalement rempli, tout n’est pas parfait dans l’entreprise, notamment le casting, cabotin à mort, et pas toujours servi par des conversations mémorables. Chopping Mall remplit néanmoins largement son office de divertissement et de B-movie d’action science-fictionnel avec un rythme alerte agrémentés de morts violentes de ces jeunes premiers assez « clichetonneux » et pas très expérimentés hormis Barbara Crampton la star de Re-Animator l’année précédente. A ses côtés, quelques têtes plus connues comme Paul Bartel (réalisateur du célèbre La Course à La Mort de L’An 2000), Mary Woronov ou Dick Miller dont la trogne apparaît dans moultes productions de cet acabit. Au final, on en ressort avec la banane d’avoir eu la chance de mater cette petite série B un peu brinquebalante mais au charme fou.

 

4/6

 

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